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L’entreprise automatisée : par où commencer?

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Cessons de jouer à l’autruche : le contexte de mondialisation actuel oblige les entreprises manufacturières québécoises à se réinventer. Par chance, des solutions existent et lors de notre dernier Mardi de l’innovation, l’une d’elles nous a révélé son véritable potentiel : l’automatisation. Prenez des notes, cet article pourrait vous inciter à faire le grand saut!

Monsier Denis Hotte, formateur, en pleine conclusion.

L’automatisation, ça ne change pas le monde, sauf que…

Dans un récent article, nous avons énuméré les nombreux bénéfices résultant de l’automatisation et avons mis un accent particulier sur l’apport de gains en productivité et en efficacité. Or, l’automatisation cache aussi des avantages plus subtils tels que l’augmentation de l’expertise technique des employés et une meilleure sécurité des équipements et des opérateurs. De plus, il s’agit d’une voie plus accessible qu’on le croit, car des PME l’ont fait.

Malgré tout ça, automatisation n’est pas synonyme de miracle. Comme pour toute démarche d’innovation, des étapes essentielles doivent être suivies :

1. Au préalable, il faut bien réfléchir sur les objectifs visés et faire une analyse des conditions du marché. Monsieur Denis Hotte, notre formateur, nous a bien dit qu’un robot n’est pas toujours la meilleure solution aux problèmes.

2. Ensuite, le projet doit être inscrit dans la planification stratégique de l’entreprise et dans une démarche d’innovation structurée et systématique.

3. Par la suite, il est fortement recommandé de faire un exercice de Production valeur ajoutée (PVA), incluant une cartographie des processus.

4. Parallèlement, une bonne communication est essentielle. Une démarche d’automatisation se gère comme un projet de gestion du changement : il faut aviser les employés, les informer de la progression du projet de façon périodique et les rassurer par rapport aux craintes qu’ils pourraient avoir.

5. Finalement, après l’exécution viennent le suivi et l’évaluation. Ne mettez pas cette étape de côté! Sinon, comment saurez-vous que votre projet a rencontré ses objectifs?

Si vous ne suivez pas ces étapes, vous risquez de vous tirer dans le pied. Ceci dit, comme vous le lirez, l’automatisation n’est pas réservée qu’à certains privilégiés.

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Les participants en plein visionnement d’un témoignage sur l’automatisation.

« Moi, j’y crois! »

L’une des pierres angulaires des Mardis de l’innovation, c’est la richesse des discussions qui complètent les propos du formateur. Mardi dernier, les habitués de l’automatisation ont pu échanger avec ceux qui n’ont pas encore franchi le pas.

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Monsieur Charles Giguère (gauche) nous explique comment l’automatisation a été intégrée dans son entreprise, JM Champeau.

« L’automatisation a été positive pour nous, a expliqué Charles Giguère de l’entreprise de transformation du bois JM Champeau. Ce que ça prend, c’est une vision à long terme. Avant de le faire, on y pensait, mais on n’avait pas la capacité. On a voyagé, on a rencontré des fournisseurs et on a été patients! »

Jean-Michel Le Guédard, de Cordé Électrique, est quant à lui venu en tant qu’explorateur, et ce qu’il a appris lui montre l’étendue des possibles et lui permet d’y croire. « On cherche une façon d’aider nos employés. Pour nous, s’automatiser n’est pas évident, car on fabrique des produits très diversifiés. Par contre, nous avons déjà fait un réaménagement complet de notre organisation. On cherche maintenant à réduire le temps de tâche des employés. » D’ailleurs, monsieur Hotte nous a confirmé que les tâches les plus pertinentes à automatiser sont celles qui réfèrent aux trois « D » : dull (ennuyantes), dirty (sales) et dangerous (dangereuses).

Le but de l’automatisation n’est pas de couper des emplois. C’est surtout un moyen d’être plus productif et de confier aux employés des tâches plus intéressantes.

Conceptromec a dit OUI à l’innovation!

Après la formation, Monsieur Roger Gamelin, directeur technique de Conceptromec, a su éveiller l’esprit créatif des participants : « Nous avons compris une chose importante : pour que l’innovation devienne une philosophie, il faut que des gens s’y consacrent. Il faut être proactif. » Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements automatisés dans le domaine des joints d’étanchéité automobile, l’entreprise a créé un processus d’innovation lui permettant de ne rien perdre de sa vision à long terme, tout en demeurant créative et à l’affût des nouveautés.

Nous remercions monsieur Gamelin de nous avoir ouvert les portes de cette entreprise en pleine croissance et d’avoir nourri notre soif d’innover!

Le ferez-vous?

Maintenant, il s’agit simplement d’oser faire le grand saut. Vous avez besoin de conseils pour clarifier votre démarche d’automatisation? Contactez notre équipe. Nous saurons vous appuyer tout au long de cette étape importante!

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