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Allumé sur le monde tu seras

3e commandement de l’entrepreneur techno…

ALLUMÉ SUR LE MONDE TU SERAS

par Olivier Thomas

Le monde est bien plus complexe qu’il ne l’a été.  Si nous nous ramenons en 1980, l’ordinateur personnel ne jouissait pas d’une large distribution.  La photographie sur pellicule demeurait le seul moyen de voir et de partager nos photos, après les avoir préalablement développées et imprimées.  Un statut monopolistique était conféré à la téléphonie dans presque tous les pays du monde.  De plus, une grande partie du globe vivait sous le joug de dictatures qui leur bloquaient l’accès à toutes les informations sur le reste du monde.  Vous ne rêvez donc pas, le monde en 2011 est bien plus complexe qu’il ne l’était en 1980.

Aujourd’hui, ceux qui prennent des décisions doivent jongler avec une multitude de paramètres qui s’entrechoquent de façon chaotique.  Par exemple, qui peut dire que la fluctuation des prix de l’essence n’influence pas son modèle d’affaires, que ce soit de façon positive ou négative ?  Comment anticiper ces fluctuations pour protéger son entreprise ?

Papillon ou opportuniste?

Connaissez-vous l’« effet papillon », cette théorie qui prétend que le simple battement d’aile d’un papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout du monde ? Cette expression résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. L’effet papillon stipule que la moindre petite chose peut venir interférer dans le cours des évènements et provoquer ailleurs des répercussions significatives.

Donc, pour anticiper le plus possible tous les changements qui influencent notre vie et notre entreprise, il faut rester allumé sur le monde, ou sur l’environnement qui nous entoure. C’est triste à dire mais parfois, le malheur des uns fait le bonheur des autres, et ainsi va la vie ! Il faut voir si dans le marché, vous voulez être le « papillon » ou le vendeur de matériaux de construction après la tornade !

Pourquoi faut-il s’ouvrir sur le monde?

Les six éléments suivants peuvent motiver votre ouverture:

  • Marchés : Mieux connaître son marché, anticiper les tendances, les changements brusques, les nouvelles opportunités à la suite d’un évènement inattendu.
  • Technologie : Comment se situe notre technologie par rapport aux autres? Quels sont les développements à venir?
  • Concurrence : Qui est-elle? Que fait-elle? Comment se positionne-t-elle ?
  • Menaces : Qu’est ce qui nous menace dans notre environnement? Comment prévenir les coups pour mieux les parer?
  • Occasions d’affaires/d’innovation: Comment devenir le premier à découvrir une occasion unique?
  • Collaborateurs / partenaires : Qui pourrait nous aider à optimiser notre performance?

Savoir s’entourer

Un de mes anciens professeurs de maîtrise jugeait la réussite d’un entrepreneur en fonction du temps qu’il passait à lire les journaux au bureau en commençant sa journée. Je pense que c’est un besoin nécessaire de savoir ce qui se passe ailleurs pour bien comprendre son environnement, et puis aujourd’hui  le journal peut se lire à partir d’une multitude de plateformes et on peut avoir accès assez facilement à presque tous les grands quotidiens du monde pour un prix raisonnable.

Être ouverts sur le monde oblige les individus à parler plusieurs langues, à interpréter différentes cultures.  Un défi passionnant pour certains, un obstacle insurmontable pour d’autres.  Dans ce cas, il faut s’entourer de ressources pour nous aider.  Ce n’est pas parce que l’on parle français au Québec que faire des affaires avec une entreprise française sera nécessairement un jeu d’enfants, pareillement en anglais avec des Américains, voire des Australien.  Avec des entreprises asiatiques, c’est encore plus complexe, alors n’hésitez pas à consulter, à discuter avec des personnes-clés avant de commettre un impair.

La clé de l’ouverture : le réseautage

Nous sommes en 2011, il n’est plus nécessaire d’embarquer dans l’avion et de faire le tour de la planète pour s’ouvrir au monde et mettre le nez en dehors de nos marchés traditionnels. Les technologies utilisées pour faire de la veille et pour réseauter nous permettent de diminuer les coûts de l’accès à l’information. Pourquoi ne pas converser par vidéoconférence pour prendre contact avant de se déplacer ?

Il faut réseauter, être proactif.  Les nouvelles plateformes comme LinkedIn et Twitter nous permettent d’avoir accès à des experts de tous les domaines. Si vous n’êtes pas familiers avec la veille et les nouveaux outils pour perfectionner sa communication, consultez l’excellent billet de François Crevier qui traite de ce sujet.

En résumé, un entrepreneur en 2011 ne peut plus seulement s’informer dans le journal local ou auprès de ses amis de la chambre de commerce.  Il doit savoir ce qui se passe dans le monde et dans son entourage pour saisir les opportunités qui se présentent ou pour anticiper les difficultés qui vont arriver.  Malgré toutes ces préparations, il se glissera quand même quelques surprises que votre radar n’aura pas su détecter, mais par contre, je vous garantis que vous serez mieux outillés pour y faire face!

© 2011, Olivier Thomas

À propos de cette chronique

Cet article est le troisième d’une série qui s’intitule Les 10 commandements de l’entrepreneur techno. À travers 10 articles, M. Olivier Thomas présente ce qu’il faut faire et ne pas faire pour réussir ses projets innovants. Cliquez ici pour lire l’article qui présente la chronique.

 

source photo: jscreationzs
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